Ce que nous voulons faire différemment sur le marché du travail

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Mariette Mulaire

Présidente-directrice générale du World Trade Centre Winnipeg, Mariette Mulaire consacre sa carrière au développement d’initiatives économiques et à la multiplication des opportunités d’échanges commerciaux. Directrice fondatrice de trois organisations dédiées au développement économique manitobain, elle s’est vu décerner plusieurs distinctions en reconnaissance de son engagement pour la promotion de la dualité́ linguistique.

Aperçu du domaine d’intervention

Perspectives de carrière

Que ce soit dans la fonction publique ou dans le secteur privé, les compétences linguistiques et l’accent influencent les perspectives et les expériences de travail des Canadiens et Canadiennes.

Il est permis de croire qu’être francophone bilingue permettrait de détenir un avantage comparatif sur le marché de l’emploi.

Pourtant, en dehors de certains milieux, même dans des entreprises où les francophones sont nombreux, les occasions de travailler en français n’abondent pas.

Ce ne sont pas non plus toutes les entreprises qui exploitent le potentiel du français pour développer de nouveaux marchés.

L’offre de l’entreprise

Le renforcement de la sécurité linguistique passe assurément par les rapprochements et la mise en réseau des entreprises à l’échelle du pays puisque l’appartenance à de tels réseaux est source de nouvelles opportunités.

Nous devons augmenter le nombre d’entreprises sensibilisées, où tous ont pleinement conscience que les habiletés linguistiques de l’équipe constituent un atout monnayable pour l’entreprise et un facteur de satisfaction pour les employés.

Si les entreprises affichent davantage leurs couleurs linguistiques par fierté et par appartenance, plutôt que simplement à des fins mercantiles, ce sera un catalyseur de sécurité linguistique accrue dans nos collectivités.

La demande des clients

Nous devons simultanément encourager tous les Canadiens et toutes les Canadiennes à demander des services en français, non seulement auprès des instances gouvernementales, mais aussi dans leurs interactions avec le secteur privé, afin de démontrer le besoin et confirmer l’intérêt de la clientèle pour l’offre de service en français.

Au-delà d’une reconnaissance de la valeur transactionnelle du français, nous souhaitons encourager les acteurs du milieu des affaires à cultiver un sentiment de fierté et d’appartenance accrue envers la francophonie canadienne.


Le défi

  1. 3.1Faire valoir la valeur ajoutée de la dualité linguistique et de l’offre active des services en français au plan économique.

Stratégies

  1. 3.2Encourager les entreprises à consolider et promouvoir leur capacité d’offrir des services en français.
  2. 3.3Favoriser des milieux de travail où le personnel a l’occasion d’échanger et de travailler en français.

Pistes d’action prioritaires

3.4

Développer et promouvoir des ressources (site web, capsules vidéo, etc.) qui sensibiliseront les entreprises quant aux avantages de l’offre active des services en français.

3.5

Sensibiliser les entreprises quant à l’importance d’afficher leur appartenance à la francophonie.

3.6

Outiller les membres du personnel afin qu’ils et elles puissent mieux aborder les questions de l’offre active des services en français et de la langue de travail avec leurs employeurs et employeuses.

3.7

Offrir des incitatifs (outils promotionnels, visibilité sur les réseaux sociaux, etc.) aux entreprises qui favorisent l’offre active de services en français et l’utilisation du français au travail

3.8

Multiplier les échanges entre les entreprises de différentes collectivités de la francophonie canadienne

3.9

Privilégier une approche axée sur la réciprocité lors des démarches de rapprochements entre les entreprises de la francophonie canadienne et leurs homologues du Québec.

Derrek Bentley

Derrek Bentley occupe présentement la vice-présidence de Canadian Parents for French. Scolarisé en français au secondaire, il s’implique au sein de la francophonie afin de fournir des occasions de rassemblements aux jeunes locuteurs d’expression française.

En 2011, il est devenu le plus jeune récipiendaire du prix Riel, distinction récompensant l’engagement communautaire des Manitobains.

Ayant le français comme langue seconde, il travaille au Musée canadien pour les droits de la personne dans un contexte exigeant la maîtrise des deux langues officielles du pays.

Autres domaines d’intervention

Tous ont un rôle à jouer dans le renforcement de la sécurité linguistiques des locuteurs et des locutrices d’expression française au pays.

Une approche multigénérationnelle et multisectorielle est encouragée.

Ce que nous voulons faire différemment afin d’atteindre une visée globale

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1

Ce que nous voulons faire différemment en éducation

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2

Ce que nous voulons faire différemment sur le plan culturel et médiatique

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4

Ce que nous voulons faire différemment sur le plan des politiques publiques

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